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Les communications de l'équipe « Je Parie sur l'Ordre »

Dr Lamia Kerdjana

15 juillet 2026

Appel à candidature : vérifiez vos coordonnées auprès de l'Ordre

J'ai reçu vendredi dernier l'appel à candidature pour le renouvellement intégral du Conseil départemental de l'Ordre des médecins de Paris (CDOM 75).

Si vous ne l'avez pas reçu, il est possible que votre adresse de correspondance enregistrée auprès de l'Ordre ne soit plus à jour.

Pour pouvoir voter lors des prochaines élections, prenez quelques instants pour vérifier vos coordonnées dans votre espace médecin.

Ces élections ne sont pas une élection ordinale comme les autres. Après la dissolution du CDOM 75, elles sont l'occasion de reconstruire un Conseil à la hauteur des attentes des médecins parisiens.

Voter, c'est choisir le Conseil départemental que nous voulons pour les années à venir.

L'abstention laisse les autres décider à votre place. Participer, c'est contribuer à construire un Ordre plus transparent, plus exemplaire et plus proche des médecins.

L'Ordre sera ce que nous en ferons.

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Dr Lamia Kerdjana

1 juillet 2026

« J'ai hâte de voter aux élections ordinales ! » : je n'ai jamais entendu ça

🩺 Je n'ai jamais rencontré un confrère me disant : « J'ai hâte de voter aux élections ordinales ! »

Au mieux, beaucoup de médecins considèrent l'Ordre comme une formalité administrative. 📄 Au pire, certains souhaitent sa disparition. ❌

Et pourtant…

📌 Le jour où vous recevez une plainte, 📌 le jour où vous avez besoin d'un conseil, 📌 le jour où une question déontologique surgit, l'Ordre cesse brusquement d'être une abstraction.

On découvre alors que les personnes élues, leurs pratiques et leur vision de l'institution ont des conséquences très concrètes sur notre exercice.

Depuis ma candidature en 2021, j'ai beaucoup échangé avec des confrères. J'ai entendu leur lassitude, leur défiance, parfois leur colère. 💬

Je ne crois pas que la solution soit l'indifférence.

Je crois que nous avons le choix entre subir une institution qui ne nous ressemble pas… ou essayer de la faire évoluer de l'intérieur. 🔄

Pour ma part, j'ai choisi la seconde voie.

🤔 Et vous, si vous pouviez changer une seule chose dans le fonctionnement de l'Ordre, quelle serait-elle ?

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Dr Lamia Kerdjana

29 juin 2026

Le CDOM de Paris a été dissous : et après ?

🚨 Le CDOM de Paris a été dissous en avril dernier.

Mais au fond… combien de médecins savent réellement ce que cela signifie ? 🤔

Le déroulé a pourtant été exceptionnel : le CNOM s'est réuni en séance plénière extraordinaire, il a décidé la dissolution du Conseil départemental de Paris, une demande a ensuite été adressée à l'ARS, l'ARS a publié l'arrêté de dissolution, et les 56 conseillers départementaux parisiens ont été démis de leurs fonctions.

⚖️ Et après ? Le CDOM 75 ne pouvait évidemment pas cesser de fonctionner du jour au lendemain. Le CNOM a donc nommé 4 conseillers nationaux pour assurer l'intérim et poursuivre les missions ordinales dans l'attente des prochaines élections. Ces conseillers travaillent actuellement à temps plein pour maintenir le fonctionnement de l'institution.

Cette dissolution a suscité des réactions très contrastées. Certains médecins s'en sont réjouis, considérant que l'Ordre ne sert qu'à prélever une cotisation. Mais le plus frappant est ailleurs : la majorité des confrères ne semblait même pas concernée. Beaucoup ignorent encore qu'une dissolution a eu lieu. D'autres confondent le CDOM de Paris avec le Conseil national.

🌫️ Cette méconnaissance de l'institution ordinale est abyssale. Et elle explique en grande partie la très faible participation aux élections ordinales.

Pourtant, ces élections sont essentielles. Parce qu'un Ordre sans participation devient vite un Ordre sans renouvellement. Et une institution qui ne se renouvelle plus finit par perdre sa représentativité, sa légitimité… et la confiance des médecins.

🗳️ Les prochaines élections du CDOM 75 ne doivent pas être perçues comme une formalité administrative. Elles représentent une occasion rare de repenser la place de l'institution ordinale, son fonctionnement, sa transparence et son lien avec les médecins de terrain. Encore faut-il que les médecins s'y intéressent.

✨ L'Ordre sera ce que nous en ferons.

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Dr Lamia Kerdjana

25 juin 2026

Pourquoi les médecins ne votent-ils plus aux élections ordinales ?

🗳️ Pourquoi les médecins ne votent-ils plus aux élections professionnelles et ordinales ?

10 à 15 % de participation aux élections ordinales ou aux élections professionnelles. Une abstention massive… pouvant être interprétée comme du désintérêt ou de la lassitude.

Mais parfois, ne pas voter est aussi une manière d'exprimer son mécontentement. ⚖️

Le paradoxe, c'est que lorsque l'on estime que les institutions ne représentent plus suffisamment les médecins de terrain… c'est précisément à ce moment-là qu'il faudrait investir les urnes. Car l'abstention ne change pas les équilibres. Elle les fige.

Et surtout, voter ne devrait peut-être pas reposer uniquement sur un nom connu, une notoriété locale, un réseau ou une ancienneté.

Une élection ordinale devrait aussi être un choix de vision : quel programme ? quelle gouvernance ? quel renouvellement ? quelle place pour les jeunes médecins ? quelle transparence ? quelle conception du rôle ordinal ?

Les médecins demandent souvent du changement. Mais sans participation électorale, il devient difficile de le faire émerger.

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Dr Lamia Kerdjana

23 juin 2026

Pouvoir ordinal : pourquoi est-il si difficile de renouveler les instances ?

⚖️ Pouvoir ordinal : pourquoi est-il si difficile de renouveler les instances ?

Dans certains CDOM, il devient difficile de trouver de nouveaux candidats. Dans d'autres, les candidatures existent… mais ce sont souvent les mêmes qui occupent durablement les fonctions de pouvoir. 📂

Cette réalité pose une question sensible, mais essentielle : 👉 pourquoi les fonctions ordinales attirent-elles parfois si peu… et pourquoi certains s'y accrochent-ils autant ?

La plupart des conseillers ordinaux exercent leur mission avec sérieux et dévouement, souvent en parallèle de leur activité médicale. Mais il existe aussi une réalité institutionnelle : avec le temps, les fonctions ordinales peuvent devenir des positions d'influence, de réseau, de visibilité ou de reconnaissance.

Et comme dans beaucoup d'institutions : ➡️ plus les responsabilités augmentent ; ➡️ plus les postes se raréfient ; ➡️ plus leur renouvellement devient difficile.

Le paradoxe est frappant : 📉 certains petits CDOM peinent à recruter de nouveaux conseillers ; 📈 tandis que dans certains grands CDOM, plusieurs médecins souhaitent s'investir… sans toujours accéder aux fonctions stratégiques.

Car au sein des bureaux ordinaux, les postes-clés sont souvent occupés durablement par les mêmes profils : 👤 présidence ; 👤 vice-présidences ; 👤 secrétariat général ; 👤 trésorerie.

D'où une réflexion qui devient de plus en plus présente : ⚖️ faut-il limiter le nombre de mandats ? Ou plus précisément : 👉 limiter le nombre de mandats successifs au sein du bureau, sans empêcher l'engagement ordinal plus large ?

L'objectif ne serait pas de sanctionner l'expérience. L'expérience est indispensable dans des institutions confrontées à des enjeux juridiques, déontologiques et humains complexes.

Mais une institution qui ne se renouvelle plus finit souvent par : ➡️ décourager les nouvelles vocations ; ➡️ concentrer les responsabilités ; ➡️ figer les équilibres internes ; ➡️ créer un sentiment d'entre-soi.

À l'inverse, une réforme trop brutale pourrait aggraver la crise des vocations ordinales déjà existante dans certains territoires.

Toute la difficulté est là : ⚖️ favoriser le renouvellement ; ⚖️ préserver l'expérience ; ⚖️ maintenir l'attractivité des fonctions ordinales.

Le sujet mérite probablement une réflexion nationale portée par le CNOM : ✅ limitation des fonctions exécutives dans le temps ? ✅ meilleure ouverture des bureaux ? ✅ valorisation de l'engagement ordinal ? ✅ accompagnement des nouveaux élus ? ✅ réflexion sur le statut du conseiller ordinal ?

Au fond, la vraie question est peut-être celle-ci : 👉 quelle gouvernance les médecins souhaitent-ils pour leurs institutions ordinales dans les années à venir ?

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Dr Lamia Kerdjana

22 juin 2026

Pourquoi les délais sont-ils si longs au sein des CDOM ?

⏳ « Pourquoi les délais sont-ils si longs au sein des CDOM ? »

La question revient régulièrement. Et la réponse est souvent plus complexe qu'il n'y paraît. ⚖️

Beaucoup imaginent une simple lenteur administrative. La réalité est surtout celle d'institutions qui fonctionnent encore avec des moyens humains et matériels limités, alors même que les sollicitations explosent.

Dans de nombreux CDOM : les conseillers ordinaux ne sont pas présents à temps plein, car beaucoup conservent une activité médicale en parallèle ; les conseillers démissionnaires ne sont pas toujours remplacés rapidement, ce qui augmente la charge des équipes restantes ; certaines procédures demeurent particulièrement lourdes, notamment lorsqu'elles nécessitent des transferts de dossiers papier ou des consultations physiques de pièces.

La solution semble évidente : tout numériser. Mais le sujet mérite une réflexion beaucoup plus nuancée. 💻

Car la numérisation massive pose aussi une question essentielle : celle de la sécurité des données sensibles. Dans un contexte de cyberattaques croissantes contre les établissements de santé, peut-on exclure le risque qu'un jour des dossiers ordinaux, plaintes ou procédures soient divulgués massivement ?

Et contrairement aux fantasmes, toutes les plaintes déposées ne sont pas fondées. Certaines sont classées, abandonnées ou rejetées après contradictoire. La divulgation brutale de données ordinales sensibles pourrait exposer des médecins, des patients, des établissements, voire des procédures non abouties ou infondées.

Le papier a ses limites. Mais il possède aussi une forme de cloisonnement matériel qui protège encore certaines données sensibles. La question n'est donc pas simplement « papier ou numérique ? » mais « comment moderniser sans fragiliser la confidentialité ? »

Ces enjeux méritent une réflexion collective plus large associant institutions ordinales, établissements de santé, experts en cybersécurité, médecins, juristes et représentants des usagers. La modernisation des CDOM ne pourra pas être uniquement technique : elle devra aussi être éthique, organisationnelle et sécuritaire.

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Dr Lamia Kerdjana

15 juin 2026

Une même plainte ordinale, deux expériences très différentes

🤔 Une même plainte ordinale, deux expériences très différentes.

Au CDOM 75, le plaignant et le médecin sont reçus ensemble ; le conseiller ordinal facilite les échanges.

Au CDOM 06, j'apprends qu'il peut arriver que chacun soit entendu séparément, sans rencontre directe.

📖 Pourtant, ni le Code de la santé publique ni le règlement intérieur du CNOM ne semblent imposer l'une ou l'autre de ces modalités. Ils prévoient seulement que les parties soient convoquées et entendues « pour rechercher une conciliation ».

❓ Alors une question me vient : pourquoi de telles disparités territoriales ?

🤝 Une conciliation sans dialogue direct entre les parties est-elle encore une véritable conciliation, ou s'apparente-t-elle davantage à une médiation indirecte ?

Surtout, peut-on accepter que les garanties procédurales offertes aux patients et aux médecins varient selon le département dans lequel ils se trouvent ? ⚖️

📍 Le lieu d'exercice d'un médecin ou le lieu de résidence d'un patient devraient-ils déterminer la manière dont une plainte ordinale est traitée ?

🔎 À l'heure où la confiance envers les institutions ordinales est questionnée, où certains proposent leur suppression pure et simple, je crois au contraire qu'il faut les rendre plus lisibles, plus transparentes… et plus équitables.

Les prochaines échéances électorales ordinales ne devraient peut-être pas seulement porter sur les personnes. 🗳️ Elles devraient aussi être l'occasion d'un débat de fond :

👉 Qu'attendons-nous pour harmoniser les pratiques ordinales sur l'ensemble du territoire afin de garantir les mêmes droits procéduraux à tous ?

Car l'égalité devant la procédure ne devrait pas dépendre d'un code postal.

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Dr Lamia Kerdjana

11 juin 2026

La place des femmes dans les instances ordinales

Depuis ma candidature aux élections du CDOM 75 en 2021, je milite pour une meilleure place des femmes dans les instances ordinales et aux postes de décision.

Notre profession s'est profondément féminisée : aujourd'hui, près de 70 % des médecins sont des femmes.

Pourtant, dans les espaces de gouvernance, l'équilibre reste loin d'être atteint. Les femmes demeurent encore trop souvent sous-représentées dans les fonctions les plus visibles et les plus décisionnelles, alors même qu'elles constituent désormais la majorité de la profession.

Je regrette également que nous n'ayons encore jamais connu de Présidente du CNOM, ni au CDOM 75 (sauf erreur de ma part). Ce constat doit nous interroger collectivement sur la place réellement accordée aux femmes dans nos institutions.

La parité, instaurée en 2017, a constitué une avancée importante. Mais dans une profession composée à près de 70 % de femmes, la question de la représentativité mérite aujourd'hui d'être reposée au-delà du seul équilibre symbolique.

Car l'enjeu n'est pas simplement statistique. Il est démocratique, institutionnel et déontologique.

🏛️ Une institution gagne en légitimité lorsqu'elle ressemble réellement à celles et ceux qu'elle représente.

C'est aussi le sens des combats que je porte : ✔️ davantage de pluralisme ; ✔️ une gouvernance plus ouverte ; ✔️ un renouvellement des profils ; ✔️ une institution plus représentative des réalités du terrain.

À l'approche des prochaines élections ordinales, ces sujets ne peuvent plus être secondaires.

L'Ordre ne deviendra ni plus ouvert, ni plus représentatif, ni plus moderne… par hasard.

✨ L'Ordre sera ce que nous en ferons.

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Dr Lamia Kerdjana

9 juin 2026

La confraternité n'est ni l'omerta, ni le règlement de comptes public

🤝 La confraternité n'est ni l'omerta… ni le règlement de comptes public.

Depuis quelques années, les désaccords entre médecins se déplacent de plus en plus sur les réseaux sociaux ou dans les médias.

Mais la confraternité prévue par le Code de déontologie a un objectif essentiel ⚖️ : préserver la confiance des patients dans la profession.

Être confraternel, ce n'est pas « protéger un confrère quoi qu'il arrive ». C'est savoir : ✔️ vérifier les faits ; ✔️ dialoguer avant l'escalade ; ✔️ utiliser les voies ordinales adaptées ; ✔️ distinguer désaccord, faute et mise en danger.

Car lorsqu'un médecin attaque publiquement un autre médecin sans méthode ni contradictoire, ce n'est pas seulement un confrère qui est fragilisé. C'est la crédibilité de toute la profession qui vacille 🩺.

Les conséquences collectives de ces affrontements publics ont été particulièrement visibles pendant la crise COVID. Nous l'avons tous constaté.

C'est aussi pour cela que l'Ordre reste indispensable : non pour protéger un « camp », mais pour garantir une régulation indépendante, apaisée et exigeante.

Les prochaines élections ordinales seront importantes. Parce que l'Ordre ne sera ni plus ouvert, ni plus indépendant, ni plus crédible… par hasard.

L'Ordre sera ce que nous en ferons.

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Dr Lamia Kerdjana

5 juin 2026

Le sujet n'est pas « pour ou contre l'Ordre » : quel Ordre voulons-nous ?

La défiance envers les institutions ne se combat pas par le silence.

Au fond, le sujet n'est pas « pour ou contre l'Ordre ». Le sujet est : quel Ordre voulons-nous ?

Un Ordre fermé, perçu comme une forteresse institutionnelle ? Ou un Ordre capable de représenter la diversité réelle de la médecine d'aujourd'hui ?

La crédibilité ordinale repose désormais sur plusieurs conditions : ✔️ davantage de pluralisme ; ✔️ un renouvellement des profils ; ✔️ une gouvernance plus ouverte ; ✔️ une meilleure représentativité des exercices ; ✔️ une indépendance réelle vis-à-vis des logiques de captation.

L'Ordre ne doit pas devenir un syndicat bis. Mais il ne peut pas non plus être une institution hors-sol, déconnectée des réalités du terrain.

Il doit rester ce qu'il devrait toujours être : 👉 un espace d'équilibre entre déontologie, responsabilité professionnelle et intérêt général.

Parce qu'un Ordre fort n'est pas un Ordre uniforme. C'est un Ordre capable de faire vivre le débat sans perdre sa mission de régulation.

Et aujourd'hui, soutenir l'institution ordinale, ce n'est pas préserver une structure figée. C'est défendre l'exigence d'une régulation crédible, indépendante et pluraliste.

L'avenir de l'Ordre dépendra moins de sa capacité à se protéger que de sa capacité à se transformer.

L'Ordre sera ce que nous en ferons.

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Dr Lamia Kerdjana

3 juin 2026

Avant de célébrer la disparition de l'Ordre : par quoi le remplacer ?

🤔 Il y a quelque chose qui m'interpelle.

Depuis plusieurs années, les médecins dénoncent une médecine de plus en plus administrée. 📋 Plus de procédures. 🔍 Plus de contrôles. 📏 Plus de normes. ☑️ Plus de cases à cocher. 🏛️ Plus d'intervenants dans notre exercice.

Et pourtant, beaucoup accueillent avec satisfaction l'idée d'une disparition de l'Ordre.

Je comprends parfaitement les critiques adressées à l'institution. J'en ai formulé moi-même. J'en ai vu les limites. Mais j'ai aussi découvert autre chose.

👥 Derrière l'image souvent caricaturale de l'Ordre, il y a des centaines de confrères qui consacrent du temps à examiner des contrats, régler des conflits, accompagner des médecins en difficulté et participer à la régulation de notre profession.

Est-ce toujours parfait ? Non. Est-ce toujours satisfaisant ? Certainement pas.

Mais lorsque j'entends certains se réjouir de la disparition éventuelle des Ordres, je me pose une question simple : ❓ Par quoi souhaitons-nous les remplacer ?

Le rapport de l'IGF évoque un transfert des missions ordinales vers l'administration et les juridictions administratives. 🏢 Peut-être est-ce la bonne solution. 🤷‍♀️ Peut-être pas.

Mais je ne peux m'empêcher de me demander à qui profiterait réellement cette réforme.

Aux patients ? Malgré des réformes successives menées en leur nom, l'accès aux soins continue de se dégrader.

Aux médecins ? Jamais notre exercice n'a été aussi encadré, normé et administré.

Alors à qui profiterait-elle ?

Car derrière la question de l'avenir des Ordres se cache peut-être une question beaucoup plus politique : 👉 Qui doit réguler les médecins ? Les médecins eux-mêmes dans un cadre réformé et plus exigeant ? Une structure unique ouverte à d'autres professions ? Ou l'administration ?

Car chaque fois qu'une profession perd une partie de sa capacité à participer à sa propre régulation, quelqu'un d'autre récupère ce pouvoir.

Avant de célébrer la disparition d'une institution, il me semblerait utile de s'interroger sur ce que deviendront ses missions.

📄 Qui examinera nos contrats ? 💰 Qui s'opposera lorsque certains modèles économiques entreront en conflit avec l'indépendance professionnelle du médecin ? ⚖️ Qui appréciera nos règles déontologiques ? 🤝 Qui arbitrera certains conflits professionnels ? 🩺 Qui portera la voix de l'indépendance médicale lorsqu'elle entrera en tension avec les objectifs administratifs ?

💭 Et si le véritable débat n'était finalement pas celui de l'avenir de l'Ordre ? Et si la vraie question était de savoir qui décidera demain des règles de notre profession ? Les médecins eux-mêmes ? Ou d'autres à leur place ?

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Dr Lamia Kerdjana

28 mai 2026

Pourquoi les syndicats ont toujours voulu peser à l'Ordre

Pourquoi les syndicats ont toujours voulu peser à l'Ordre ?

Si les syndicats médicaux ont toujours cherché à être présents dans les instances ordinales, ce n'est pas par hasard.

C'est parce que l'Ordre intervient sur des sujets très concrets d'exercice : 📌 contrats, 📌 installation, 📌 plaintes, 📌 relations avec l'Assurance maladie, 📌 permanence des soins, 📌 organisation territoriale, 📌 évolutions du métier.

Autrement dit : quand une institution traite des réalités professionnelles quotidiennes, les syndicats veulent naturellement être « dans la salle ».

D'ailleurs, plusieurs rapports ont souligné que l'Ordre avait parfois lui-même empiété sur le terrain syndical, en prenant des positions très directement liées à la défense professionnelle.

Car plus l'Ordre intervient dans des sujets corporatifs, plus les logiques d'influence syndicale deviennent fortes. Et plus la confusion des rôles s'installe.

Le sujet n'est donc pas d'exclure les syndiqués. Le sujet est de préserver une capacité d'arbitrage indépendante et pluraliste.

Un Ordre crédible doit pouvoir entendre tous les courants… sans appartenir à aucun.

Ce qui compte, ce n'est pas l'appartenance syndicale de chaque individu, c'est que le groupe soit constitué de la pluralité des syndiqués et des non-syndiqués.

La liste « Je Parie sur l'Ordre » a toujours essayé de respecter ces principes.

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Dr Lamia Kerdjana

27 mai 2026

Saisies de dossiers médicaux : quand l'organisation freine la justice

🚨 « Nous avons l'OPJ. Nous avons le représentant ordinal. Mais le médecin est au bloc opératoire. »

C'est une scène bien connue de ceux qui participent aux saisies de dossiers médicaux. Et elle illustre une réalité rarement évoquée : dans ces procédures, la principale difficulté n'est pas le droit… mais l'organisation. ⚖️📂

Pour qu'une saisie puisse avoir lieu dans des conditions conformes au secret médical et aux garanties procédurales, il faut réunir simultanément : 👨‍⚕️ le médecin de l'hôpital en charge du dossier médical ; 🏥 le représentant de l'établissement responsable de la conservation du dossier (lorsqu'il s'agit d'un établissement de santé) ; ⚖️ le représentant du Conseil départemental de l'Ordre des médecins ; 👮 l'officier de police judiciaire.

Soit 3 à 4 agendas à coordonner, souvent rapidement.

Or, la justice est ralentie lorsqu'une saisie prend trop de temps à s'organiser.

Le constat est préoccupant : le CDOM 75 a vu le nombre de demandes de saisies doubler en seulement 6 ans. 📈 Pendant ce temps, les investigations attendent.

Et les grands CDOM semblent aujourd'hui atteindre leurs limites : ➡️ incertitudes persistantes sur les règles applicables, certains établissements pensant encore que seul le médecin ayant pris en charge le patient peut remettre le dossier à la justice ; ➡️ manque de conseillers ordinaux disponibles et impliqués, car beaucoup exercent encore leur activité médicale en parallèle ; ➡️ absence d'automatisation des demandes ; ➡️ absence d'agenda partagé ; ➡️ absence d'interopérabilité entre les messageries sécurisées des différents acteurs.

À l'heure où l'on parle de transformation numérique du système de santé, ces procédures restent encore largement artisanales.

Pourtant, des solutions existent : ✅ plateformes sécurisées de coordination ; ✅ agendas partagés ; ✅ automatisation des notifications.

La protection du secret médical et l'efficacité de la justice ne devraient pas être opposées.

Le problème n'est pas l'absence de bonne volonté. Le problème est que nos outils ne sont plus adaptés aux réalités actuelles. Et ce sont les institutions elles-mêmes qui finissent par perdre du temps.

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Dr Lamia Kerdjana

19 mai 2026

Peut-on résumer l'histoire de l'Ordre à une simple « institution de Vichy » ?

🩺 Peut-on résumer l'histoire de l'Ordre des médecins à une simple « institution de Vichy » ?

L'histoire est plus complexe. Et justement, cette complexité mérite d'être connue.

📖 Avant même 1940, de nombreux médecins et syndicats réclamaient déjà la création d'un ordre professionnel. Pourquoi ? Parce qu'il existait alors une confusion entre : ➡️ les syndicats, chargés de défendre les intérêts professionnels ; ➡️ et des instances disciplinaires informelles capables de sanctionner des médecins.

L'idée d'un Ordre n'est donc pas née avec Vichy. En revanche, sa première concrétisation juridique, elle, intervient bien sous Vichy, et dans un contexte politique impossible à ignorer.

⚠️ Un fait frappe tous les historiens : la loi créant l'Ordre des médecins est publiée le 7 octobre 1940… soit quatre jours seulement après le premier statut des Juifs.

Cette proximité chronologique nourrit évidemment les critiques et les interrogations historiques. Et ces débats ne sont pas clos.

Comme souvent dans l'histoire, la réalité est faite de contradictions. 📌 D'un côté, certaines prises de position de responsables ordinaux pendant la guerre restent profondément contestables. 📌 De l'autre, certains textes ont aussi affirmé des principes fondamentaux de l'éthique médicale.

🧠 Un exemple souvent oublié : la lettre du professeur Louis Portes du 8 juillet 1944. Face à une demande des autorités allemandes exigeant que les médecins signalent les blessés soignés par eux, il rappelle aux praticiens qu'aucune considération administrative ne peut les dispenser du respect du secret médical.

⚖️ Ce rappel du secret professionnel est devenu un symbole fort de l'éthique médicale française.

Et c'est probablement là que se situe le vrai sujet : ➡️ comment une institution née dans une période sombre a-t-elle ensuite été transformée pour devenir une institution déontologique républicaine ?

Après la Libération : ✅ l'Ordre de Vichy est dissous ; ✅ un nouvel Ordre est recréé en 1945 ; ✅ et surtout, la mission d'élaborer un code de déontologie lui est confiée.

📚 Le code de déontologie publié en 1947 marque un tournant majeur : la priorité devient alors la protection des patients, l'indépendance des médecins et le respect de principes éthiques universels.

On peut critiquer l'Ordre. On peut vouloir le réformer. On peut débattre de son fonctionnement actuel.

Mais on ne peut pas faire l'économie de l'histoire dans toute sa complexité.

L'histoire n'est jamais un slogan. ✍️

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