Dr Lamia Kerdjana

5 juin 2026

Le sujet n'est pas « pour ou contre l'Ordre » : quel Ordre voulons-nous ?

La défiance envers les institutions ne se combat pas par le silence.

Au fond, le sujet n'est pas « pour ou contre l'Ordre ». Le sujet est : quel Ordre voulons-nous ?

Un Ordre fermé, perçu comme une forteresse institutionnelle ? Ou un Ordre capable de représenter la diversité réelle de la médecine d'aujourd'hui ?

La crédibilité ordinale repose désormais sur plusieurs conditions : ✔️ davantage de pluralisme ; ✔️ un renouvellement des profils ; ✔️ une gouvernance plus ouverte ; ✔️ une meilleure représentativité des exercices ; ✔️ une indépendance réelle vis-à-vis des logiques de captation.

L'Ordre ne doit pas devenir un syndicat bis. Mais il ne peut pas non plus être une institution hors-sol, déconnectée des réalités du terrain.

Il doit rester ce qu'il devrait toujours être : 👉 un espace d'équilibre entre déontologie, responsabilité professionnelle et intérêt général.

Parce qu'un Ordre fort n'est pas un Ordre uniforme. C'est un Ordre capable de faire vivre le débat sans perdre sa mission de régulation.

Et aujourd'hui, soutenir l'institution ordinale, ce n'est pas préserver une structure figée. C'est défendre l'exigence d'une régulation crédible, indépendante et pluraliste.

L'avenir de l'Ordre dépendra moins de sa capacité à se protéger que de sa capacité à se transformer.

L'Ordre sera ce que nous en ferons.

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