Dr Lamia Kerdjana

23 juin 2026

Pouvoir ordinal : pourquoi est-il si difficile de renouveler les instances ?

⚖️ Pouvoir ordinal : pourquoi est-il si difficile de renouveler les instances ?

Dans certains CDOM, il devient difficile de trouver de nouveaux candidats. Dans d'autres, les candidatures existent… mais ce sont souvent les mêmes qui occupent durablement les fonctions de pouvoir. 📂

Cette réalité pose une question sensible, mais essentielle : 👉 pourquoi les fonctions ordinales attirent-elles parfois si peu… et pourquoi certains s'y accrochent-ils autant ?

La plupart des conseillers ordinaux exercent leur mission avec sérieux et dévouement, souvent en parallèle de leur activité médicale. Mais il existe aussi une réalité institutionnelle : avec le temps, les fonctions ordinales peuvent devenir des positions d'influence, de réseau, de visibilité ou de reconnaissance.

Et comme dans beaucoup d'institutions : ➡️ plus les responsabilités augmentent ; ➡️ plus les postes se raréfient ; ➡️ plus leur renouvellement devient difficile.

Le paradoxe est frappant : 📉 certains petits CDOM peinent à recruter de nouveaux conseillers ; 📈 tandis que dans certains grands CDOM, plusieurs médecins souhaitent s'investir… sans toujours accéder aux fonctions stratégiques.

Car au sein des bureaux ordinaux, les postes-clés sont souvent occupés durablement par les mêmes profils : 👤 présidence ; 👤 vice-présidences ; 👤 secrétariat général ; 👤 trésorerie.

D'où une réflexion qui devient de plus en plus présente : ⚖️ faut-il limiter le nombre de mandats ? Ou plus précisément : 👉 limiter le nombre de mandats successifs au sein du bureau, sans empêcher l'engagement ordinal plus large ?

L'objectif ne serait pas de sanctionner l'expérience. L'expérience est indispensable dans des institutions confrontées à des enjeux juridiques, déontologiques et humains complexes.

Mais une institution qui ne se renouvelle plus finit souvent par : ➡️ décourager les nouvelles vocations ; ➡️ concentrer les responsabilités ; ➡️ figer les équilibres internes ; ➡️ créer un sentiment d'entre-soi.

À l'inverse, une réforme trop brutale pourrait aggraver la crise des vocations ordinales déjà existante dans certains territoires.

Toute la difficulté est là : ⚖️ favoriser le renouvellement ; ⚖️ préserver l'expérience ; ⚖️ maintenir l'attractivité des fonctions ordinales.

Le sujet mérite probablement une réflexion nationale portée par le CNOM : ✅ limitation des fonctions exécutives dans le temps ? ✅ meilleure ouverture des bureaux ? ✅ valorisation de l'engagement ordinal ? ✅ accompagnement des nouveaux élus ? ✅ réflexion sur le statut du conseiller ordinal ?

Au fond, la vraie question est peut-être celle-ci : 👉 quelle gouvernance les médecins souhaitent-ils pour leurs institutions ordinales dans les années à venir ?

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