Dr Lamia Kerdjana

15 juin 2026

Une même plainte ordinale, deux expériences très différentes

🤔 Une même plainte ordinale, deux expériences très différentes.

Au CDOM 75, le plaignant et le médecin sont reçus ensemble ; le conseiller ordinal facilite les échanges.

Au CDOM 06, j'apprends qu'il peut arriver que chacun soit entendu séparément, sans rencontre directe.

📖 Pourtant, ni le Code de la santé publique ni le règlement intérieur du CNOM ne semblent imposer l'une ou l'autre de ces modalités. Ils prévoient seulement que les parties soient convoquées et entendues « pour rechercher une conciliation ».

❓ Alors une question me vient : pourquoi de telles disparités territoriales ?

🤝 Une conciliation sans dialogue direct entre les parties est-elle encore une véritable conciliation, ou s'apparente-t-elle davantage à une médiation indirecte ?

Surtout, peut-on accepter que les garanties procédurales offertes aux patients et aux médecins varient selon le département dans lequel ils se trouvent ? ⚖️

📍 Le lieu d'exercice d'un médecin ou le lieu de résidence d'un patient devraient-ils déterminer la manière dont une plainte ordinale est traitée ?

🔎 À l'heure où la confiance envers les institutions ordinales est questionnée, où certains proposent leur suppression pure et simple, je crois au contraire qu'il faut les rendre plus lisibles, plus transparentes… et plus équitables.

Les prochaines échéances électorales ordinales ne devraient peut-être pas seulement porter sur les personnes. 🗳️ Elles devraient aussi être l'occasion d'un débat de fond :

👉 Qu'attendons-nous pour harmoniser les pratiques ordinales sur l'ensemble du territoire afin de garantir les mêmes droits procéduraux à tous ?

Car l'égalité devant la procédure ne devrait pas dépendre d'un code postal.

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