Dr Lamia Kerdjana
11 juin 2026
La place des femmes dans les instances ordinales
Depuis ma candidature aux élections du CDOM 75 en 2021, je milite pour une meilleure place des femmes dans les instances ordinales et aux postes de décision.
Notre profession s'est profondément féminisée : aujourd'hui, près de 70 % des médecins sont des femmes.
Pourtant, dans les espaces de gouvernance, l'équilibre reste loin d'être atteint. Les femmes demeurent encore trop souvent sous-représentées dans les fonctions les plus visibles et les plus décisionnelles, alors même qu'elles constituent désormais la majorité de la profession.
Je regrette également que nous n'ayons encore jamais connu de Présidente du CNOM, ni au CDOM 75 (sauf erreur de ma part). Ce constat doit nous interroger collectivement sur la place réellement accordée aux femmes dans nos institutions.
La parité, instaurée en 2017, a constitué une avancée importante. Mais dans une profession composée à près de 70 % de femmes, la question de la représentativité mérite aujourd'hui d'être reposée au-delà du seul équilibre symbolique.
Car l'enjeu n'est pas simplement statistique. Il est démocratique, institutionnel et déontologique.
🏛️ Une institution gagne en légitimité lorsqu'elle ressemble réellement à celles et ceux qu'elle représente.
C'est aussi le sens des combats que je porte : ✔️ davantage de pluralisme ; ✔️ une gouvernance plus ouverte ; ✔️ un renouvellement des profils ; ✔️ une institution plus représentative des réalités du terrain.
À l'approche des prochaines élections ordinales, ces sujets ne peuvent plus être secondaires.
L'Ordre ne deviendra ni plus ouvert, ni plus représentatif, ni plus moderne… par hasard.
✨ L'Ordre sera ce que nous en ferons.
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