Pilier

Mieux accompagner les médecins

Constat

La carrière médicale est passionnante, mais certaines étapes professionnelles peuvent être cruciales, certains évènements personnels peuvent l'impacter durablement, et les conseils et soutiens juridiques sont parfois difficiles à trouver.

Notre analyse

À tout moment de sa carrière, un médecin doit pouvoir se tourner vers l'Ordre pour obtenir un conseil de qualité.

À l'issue de sa formation initiale, un jeune médecin peut choisir l'installation (en exercice libéral, salarié ou public) mais également l'exercice institutionnel ou le développement d'une activité entrepreneuriale. Néanmoins, ces différents modes d'exercice sont souvent méconnus. L'augmentation de l'exercice salarié n'est pas étrangère au fait que la formation initiale a lieu principalement en milieu hospitalier et qu'il y a par ailleurs un besoin de sécurité croissant, que ce soit en termes de revenus ou de protection sociale (parentalité, maladie, accident du travail, retraite). L'Ordre doit pouvoir accompagner les jeunes médecins dans ce choix, y compris pour assurer une répartition homogène des soins sur les territoires.

De manière concomitante, l'exercice est rendu difficile par la judiciarisation plus importante de l'activité médicale (le nombre de plaintes de patients envers les médecins augmente chaque année) et la difficulté à traiter certaines situations conflictuelles entre professionnels (harcèlement moral ou sexuel) est une source de souffrance au travail. C'est dans ce contexte que serait utile un soutien formel de l'Ordre pour prévenir et traiter ces situations, notamment grâce à la mise en relation avec des juristes.

En cas de réorientation professionnelle, ou de changement de mode d'exercice, l'Ordre doit être présent afin de prévenir l'épuisement professionnel et favoriser une carrière épanouie et adaptée aux aspirations de chacun.

En cas de difficultés financières, un médecin ou sa famille peuvent solliciter une entraide ordinale. Le Conseil départemental doit pouvoir fournir un soutien moral, proposer une aide financière immédiate dans l'attente d'un secours éventuel de la commission nationale et apporter des conseils dans la constitution de dossiers.

Enfin, il y a nécessité à accentuer la réflexion sur la place et les enjeux du numérique en portant une attention particulière sur la question de la « réputation numérique » des médecins. L'Ordre, dans sa mission d'accompagnement, a le devoir d'investir et de professionnaliser son activité juridique et de soutien.

À ce titre, nous proposons

  • Un soutien systématique de tous les candidats à l'installation avec une aide juridique dédiée (choix du type de société, URSSAF, contrats de remplacements)
  • Un soutien lors des évènements de vie difficile (harcèlement, violences, maladie…) pouvant aboutir à une réorientation professionnelle qui doit être mieux accompagnée
  • La constitution d'une plateforme simplifiée avec la CPAM 75 facilitant les demandes d'indemnisations, congés maternité et paternité
  • La modernisation et la promotion de la santé au travail pour les médecins libéraux et l'accompagnement des situations d'accidents du travail, de maladies professionnelles
  • Un accompagnement personnalisé préalable aux séances formelles de conciliation afin de désamorcer les situations conflictuelles entre professionnels (y compris les situations de harcèlement) et pouvoir accompagner les professionnels concernés par des plaintes de patients ou inquiétés par leur réputation numérique
Nous souhaitons un Ordre au service des médecins pour le bénéfice d'un exercice professionnel apaisé et confiant.